La mastication des morts
de Patrick Kerman

Mise en scène Olivier Turk
avec Matthieu Lermite – Douce Mirabaud – Olivier Turk et Cybèle Calvat

La pièce, écrite en 1992, est parue en 1999, chez Lansman Editeur. Elle a été créée le mardi 10 juillet 1999 au grand cloître de la Chartreuse à Villeneuve Lez Avignon dans le cadre des XXVIèmes rencontres d’été dans une mise en scène de Solange Oswald.

L’auteur s’inspirant du recueil de poèmes Spoon River Anthology d’Edgar Lee Masters (1868–1950) écrit La Mastication des morts, un texte qui ne se présente pas à proprement parler comme un texte théâtral, mais plutôt comme une succession de monologues, avec épitaphe déclinant généralement noms, dates de naissance et de mort. Chaque monologue représente la parole d’un mort présent dans le cimetière d’un petit village français, Moret-sur-Raguse.

Trois générations de morts. Tous y allant de leur coup de gueule, de leurs interrogations, de leurs invectives, de leur drôlerie, de leurs comptes à régler, de leurs déceptions, de leur surprise, bref, un cimetière où les morts ne reposent pas.

à partir de 12 ans

On y découvre de parole en parole des liens qui tissent l’histoire de ce petit village jusqu’à rejoindre parfois la grande Histoire à travers un monument aux morts, un déporté, un anonyme. Et tous ces morts n’apportent pas de réponse à l’après. Ils seraient même plutôt obsédés par l’avant.

Rimey Jacques 1919 – 1996

« (…) la mort alors mais bon je sais pas mais la vie là oui je sais la vie la vie oui je sais la vie non merci la vie je sais la vie non merci jamais plus la vie ça a suffi ça a suffi la vie une fois la vie j’ai vu et pas jolie jolie la vie que j’ai vue pas et celle que j’ai eue pas non plus (…) »

Alain Barret – 1934-1964

«
bon
pas très simple
pas tout compris
beau récapituler
comprends pas tout
et comment suis arrivé là et quoi
bon
(…)
tout ce que je sais
c’est que je me suis retrouvé ici
le 17 août à seize heures
avec sept coups de couteau
enfin dans le bras
deux dans l’épaule gauche
un dans le ventre ça c’était déjà plus grave
un dans le thorax
et un dernier au cou le fatal
tranchant l’artère fémorale
bon
ça je comprends
(…) »

Mathilde Rimey : née Reboul
1921-1982

« (…) maintenant que je suis plus là j’en étais sure qu’il allait se
faire refiler le plus cher alors que j’avais dit du sapin juste du sapin
du sapin »

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